La Salonenque, tout comme la Grossane, est originaire des Bouches-du-Rhône, on la cultive également dans le
Var.
Particularités de la Salonenque
C'est un olivier de petite taille (3 à 5 mètres) et de faible vigueur adoptant généralement un port semi pleureur. Son tronc cannelé est caractéristique chez les vieux arbres. Le feuillage est
vert clair, presque gris.
L'arbre semble autofertile mais est souvent cultivé à proximité de Grossane ou de Berruguette. Les olives sont en forme de poire et légèrement bosselées. Elles sont d'abord vert clair puis
pâlissent avant de virer vers le violet piqueté de blanc. La pulpe reste blanchâtre très longtemps avant de rosir. Le noyau est lui aussi piriforme et très nettement sillonné dans le sens
longitudinal.
La mise en production est lente mais la productivité de l'arbre est très bonne vu sa faible taille. Le rendement en huile est relativement élevé (de 20 à 22 litres d'huile pour 100 kilos de
fruits).
La Salonenque est une variété majeure dans les AOC Olives cassées de la Vallée des Baux et Huile d'olive de la Vallée des Baux.
L'arbre résiste à - 15° C et la production est peu alternante.
Culture et soins
La Salonenque n'est pas très prisée par la mouche de l'olivier, ce qui permet d'envisager sa culture en bio même à faible altitude. La plasticité de ses rameaux en fait une variété appréciée des
amateurs de bonsaï. Le bouturage herbacé est très délicat.
Date de récolte
Les olives de table sont cueillies très tôt, dès le 10 septembre, en vert. Les fruits de petit calibre destinés à l'huilerie sont récoltés au début du mois de novembre.
Huile d'olive de la Salonenque
Les oléiculteurs de la Vallée des Baux sont maîtres dans l'art de l'assemblage. La Salonenque apporte sa finesse et sa douceur à des variétés puissantes comme l'Aglandau. La trituration étant
précoce, l'huile est légèrement ardente.