Le Cailletier est l'olivier des Alpes-Maritimes et de la Ligurie où il est dénommé Taggiasca. Cet arbre, parfois immense,
produit de petites olives qui fournissent une huile très douce et une des plus goûteuses des olives de table.
Particularités du Cailletier
On reconnaît le Cailletier à son port pleureur et à son grand développement, ses rameaux sont flexibles et la distance entre les noeuds très importante.
L'olive est caractéristique, petite avec un noyau allongé qui ne laisse que peu de place à la pulpe. Malgré cela, le rendement est élevé (de 20 à 25 litres d'huile pour 100 kilos de fruits
lorsque la récolte est tardive). Cette variété est très sensible à l'alternance et pose de subtils problèmes de taille aux exploitants.
Le Cailletier est parfaitement autofertile et ne demande pas d'autre variété pollinisatrice. Les olives récoltées à pleine maturité sont sensibles au froid mais l'arbre résiste bien. On le
cultive jusqu'à 800 mètres d'altitude.
Il bénéficie de trois appellations d'origine protégée :
- AOC Huile d'Olive de Nice.
- AOC Olive de Nice.
- AOC Pâte d'Olive de Nice.
Culture et soins
Le principal ennemi du Cailletier est la mouche de l'olive qui est particulièrement active à basse altitude. Les pièges attractifs permettent de détecter les vols et d'appliquer un traitement
insecticide allié avec un attractif sur une petite partie de l'arbre. Depuis peu, on utilise des dispositifs de piégeage massif. Les étourneaux adorent ces olives et amputent gravement la
production.
Date de récolte
Pour l'huile, la récolte commence mi-novembre. Les olives sont cueillies jusqu'en mai pour obtenir des olives noires.
Huile d'olive du Cailletier
L'huile de Nice est l'une des plus appréciée des nouveaux consommateurs. Crue, elle offre des saveurs d'amande fraîche et de noisette. Cuite, elle s'avère des plus légères et des plus digestes.
Les amateurs d'amertume et d'ardence préfèrent les huiles pressées avant la fin de l'année.